PRESENTATION

par Julio Von Gepetto  -  21 Mars 2016, 14:00  -  #Voyage

PRESENTATION

  Chère lectrice, cher lecteur,
Si tu attends des nouvelles de la dernière scarlatine de Julien Bieber ou de la guérison de la vaginite de Nabilla, si tu espères trouver le compte rendu des vacances "torrides" au Cap d'Agde du dernier "Pipole" en vue, j'ai le regret de te dire, mon petit lapin, que tu viens de te fourvoyer gravement.

Savorgnan de Brazza

 

  Par contre, si les aventures de Savorgnan de Brazza, de Treich Laplene ou de René Caillet t'ont toujours fait rêver, si tu as vu 5 fois "Easy Rider" et "Point limite zéro" et que tu es prêt à les revoir 5 fois, si tu ne te lasses pas de regarder la scène où le rhino démolit la Jeep dans "Hatari", si tu te demandes ce que te cache le prochain virage, alors là, mon pôte, je pense que l'on va s'entendre.

  Quoique pour Easy Rider, j'aurais quand même préféré du pinard dans les sacoches à la place de la schnouf, question de culture.

Easy_Rider

Easy Rider

Easy Rider

Hatari

Hatari

  En hommage à ma vieille maîtresse d'école qui me disait toujours :

"Gepetto mon enfant, la beauté d'un homme, c'est sa politesse", je vais donc me présenter.

  Je m'appelle Julio von Gepetto, ce n'est pas tout à fait mon vrai nom mais j'ai toujours rêvé de m'appeler comme ça :

- Julio parce que c'était mon surnom à l'époque

- Gepetto en mémoire de Gepetto Ben Glabros du groupe "Au bonheur des Dames". C'est important les repères dans la vie.

- Et "von", car la particule ça vous pose son homme.

 

 

Au début on apprenait bien et quand elle a eu sa phlébite,

 

sa remplaçante est arrivée.

 

J'ai vu le jour (C'est la même chose que naître, mais c'est plus joli - quoique pour un aveugle ça peut être vexant), je disais donc, j'ai vu le jour à Saumur un soir d'hiver au siècle dernier.

  J'ai grandi au 3 Moutiers dans la Vienne et depuis l'age de 10 ans et ma première bicyclette, j'ai le virus du voyage.

 

Les 3 Moutiers : Vue de la place de l'église

 

  A l'époque, les villages vivaient, il y avait 3 ou 4 épiceries, une droguerie, un boucher, un charcutier, 2 boulangers, un réparateur de bicyclettes, 3 ou 4 bistrots permanents plus les pirates ouverts après la messe le dimanche matin. Maintenant, il doit y avoir une banque pour accueillir le pognon des gens de la ville qui ont remplacé les paysans, c'est tout.

Il y avaient des gamins partout, les rues étaient animées….Ca vivait.

  Dans le débit de boissons (C'est le terme administratif pour bar) des jeunes, il y avait un flipper et un baby ainsi qu'un juke box avec le dernier tube de Mike Brant et de Sheila. Par contre, question culture musicale, je préférais quand même les vinyles du frangin : Scott McKenzy, les Stones (Jumping Jack Flash), les Equals (Baby comes back), les Animals (House of the rising sun).

Comme son nom l'indique, 3 Moutiers veut dire 3 Monastères. Il y en avait, au moyen-age, deux dans le bourg et un à Bernazay.

 

L'église

 

  Une des habitantes du bourg se plaignait d'ailleurs de trouver des dents dans son potager vu qu'il était situé sur l'emplacement d'un ancien cimetière. Ca m'a toujours fait penser à la chanson paillarde : "Y' a de la colle dans les petits pois, sauf que dans ce cas ce serait plutôt : Y'a des dents dans les petits pois"

Ce coin était vraiment riche en histoire moyenâgeuse et même préhistorique.

 

  On dit que Jeanne d'Arc s'était arrêtée au lieu dit "Chant d'Oiseau" pour se reposer en revenant de Chinon. A ce propos, j'ai une pensée émue pour cette figure de l'histoire de France qui a fini comme femme au foyer alors qu'elle était une féministe avant l'heure. Un opérateur économique actuel a même repris le slogan de l'époque :

"Elle a frit, elle a tout compris"

 

  Il y avait aussi Curçay où soit disant St Louis avait pendu haut et court un seigneur qui détroussait les voyageurs. J'aime bien, ça fait un peu western. D'après certains historiens, St Louis aurait dit devant le condamné en sortant son Colt 45 Peacemaker:

"Django, Dieu pardonne, moi pas"

Le mec, s'appelait Tiercelin mais faut bien avouer que ça sonne moins bien que Django.

 

  Mais l'histoire la meilleure est celle d'Urbain Grandier.

En ces temps reculés, Urbain Grandier qui était curé à Loudun fut accusé d'avoir calcé plusieurs bonnes sœurs la même nuit dans un couvent. Cela parut étrange à la population, car si les 2 premières ressemblaient plutôt à sœur Clara Morgan et sœur Tabatha Cash, le reste était plus du style Mére Thérésa ou sœur Alice Sapritch….ou pire encore suivant les rapports de l'époque.

Il fut donc brûlé le 18 Août 1634 à Loudun pour sorcellerie.

 

  Mon enfance c'est donc passée au milieu des champs, des bois, des souterrains, des vieilles ruines et des dolmens. Beaucoup de choses à découvrir quand on a soif d'aventures

Mais je cause, je cause et je vois, Ô fidèle lecteur, qu'une question te brûle les lèvres :

 

"A qu'elle âge avez vous attrapé ce maudit virus ?"

 

"Ben, j'va t'le dire mon gars, t'impatiente donc pas comme ça, c'est pas bon pour les artères, quand t'auras plein de scoubidous dans les tuyaux faudra pas venir te plaindre"

  C'est encore la faute d'un curé.
Celui là, c'était pas comme son prédécesseur qui était déguisé comme une mouquère walabite sortant de la mosquée un jour d'Aïd el Kébir.

 

 

Non, celui-ci il était fringué normalement. Un peu sombre mais normalement. D'ailleurs, on a beau dire, mais la robe longue pour les hommes, ça fait mauvais genre!

  Un gars très bien, qui vous fait aimer la religion. Il faisait beaucoup pour les jeunes du village. Il les amenait en vacances dans son estafette Renault, organisait des animations, projetait des films,….

  C'est justement lors de la projection d'Hatari en 1964 que j'ai senti le virus me contaminer tel le virus Zika entrant subrepticement dans la cervelle d'un microcéphale Brésilien.

 

Affiche du film

 

  Il y avait tout pour me plaire : Des grands espaces, des animaux, des véhicules et de l'action. Quand je le regarde aujourd'hui, il a perdu de sa "magie" mais à l'époque j'étais fasciné. Je déplore seulement la présence de ce blaireau de John Wayne qui incarne ce que je déteste le plus au monde, à savoir l'Amérique blanche et raciste des années 50-60. Ma préférence allant plutôt vers Joan Baez, Bob Dylan, Jefferson Airplane ou les Beach Boys.

Mais bon, à 6 ans, on ne regarde pas ça.

  Au début mes découvertes se sont faites autour des 3 Moutiers, puis ensuite autour de Bressuire et enfin autour du monde. Dans un premier temps à bicyclette puis en mobylette et finalement en moto. Mon métier m'a aussi permis de voyager et particulièrement en Afrique.

  J'ai voyagé sur 4 continents : Europe, Amérique du Sud, Amérique du Nord et Asie (Proche Orient). Mon domaine de prédilection est resté l'Afrique où je vis maintenant depuis bientôt 30 ans.

  Depuis tout jeune, j'ai toujours associé les voyages et la moto. La moto étant un formidable instrument de découverte, la plupart de mes voyages non professionnels se sont effectués et s'effectuent toujours en moto. A leur actuelle, je n'ai toujours pas de voiture personnelle.

  Ma façon de voir la moto s'apparente plus à "Easy Rider" qu'à "Fast and Furious" ou à "Continental Circus", bien que je nourrisse une certaine admiration pour cette dernière course.

  La nature et les animaux sauvages jouent aussi un très grand rôle dans ma motivation pour les voyages.

  Le cerveau humain étant limité, surtout en mémorisation, je me suis mis à la photo numérique qui offre des possibilités énorme de stockage et de retouche. Au début elle n'existait pas, j'utilisais donc l'argentique comme tout le monde.

J'ai donc numérisé et scanné toutes mes premières photos. Certaines étaient déjà abîmées.

Continental circus

Continental circus

Et bien sur, la dernière question existentielle :

 

Pourquoi un site ?

 

  J'entends encore certains me dire :

"Tes histoires de vieux branleur nostalgique de l'époque où les flics te félicitaient de ne rouler qu'avec 1,2 grammes d'alcool dans le sang car tu étais juste au dessus de la dose prescrite n'intéresseront personne."

  Ce qui leur faut aux jeunes, c'est de la réalité virtuelle bien concrète.

 

Tiens la guerre des étoiles contre attaque, en v'là de la réalité virtuelle concrète."

 

(Les acteurs sont entre parenthèses)

  C'est l'histoire de Goldorac (Enrico Macias) qui tombe amoureux de la princesse Mauricette (Tabatha Cash), fille de l'empereur d'Alpha du centaure, Hermann Schpock (John Wayne).

Celui-ci, vieux facho réactionnaire, ne veut pas que ce "fucking beatnick" lui pique sa fille car elle est promise au richissime Moctar von Apfeltruder (Ben Laden) qui possède la moitié de la galaxie du Sidi Brahim. Alors il envoie son armée de cybermutants pour exploser la tronche à Goldo. Celui-ci grâce à sa garde rapprochée de gentils monstres robotisés commandés par Casimir (Laurence Boccolini) déjoue les plans de cette sinistre crapule.

 

Casimir dans la guerre des étoiles contre attaque

 

Il est aidé dans cette entreprise par La Momie Immortelle (Johnny Halliday) qui à cette occasion nous chantera sa chanson culte "Les bras en croix"

A la fin, Moctar est jeté à poil dans un trou noir par la tribu des Amerloquains et Schpock fini fracassé par les ondes gravitationnelles issues de la collision de 2 étoiles à neutrons.

Dans le dernier film de cette saga qui en compte 10 de 3 heures chacun, Goldorac et Mauricette se marient sur la méga planète "Las Vegas"

Pour le public français, la fin est un peu différente.

Goldorac et Mauricette se marient aussi, mais c'est sur la petite lune "Ploumelguezec" de la planète Concarneau_XB33_2130. Le père Goldo est aussi un peu déçu quand il s'aperçoit que Mauricette est en fait un cybertravelo de la constellation des "Village People". Heureusement, Joao Do Brasil, l'ami de Goldo et grand bricoleur intergalactique,  grâce à quelques lignes d'Assembleur bien placées et quelques coups de meuleuse judicieux, régle cet inconvénient mineur. Il ajoute à Mauricette une fonction téléphone et appareil photo la classant ainsi au niveau des smart phones les plus évolués de l'univers.  De ce fait, dans la version française, le rôle de Mauricette d'une très grande intensité dramatique, est tenu par Patrice Luchini.

 

* Le doute

 

"Alors, tu vois, tes histoires de singes, de lions, d'hippopotames, d'éléphants, de petits oiseaux, de baobabs qui parlent, de chutes d'eau et de brousse, ça va intéresser qui ? Hein ? Dis moi ?

 

Jumbo, le seul éléphant capable d'interpréter du Luis Mariano - Afrique du Sud 1988

Jumbo, le seul éléphant capable d'interpréter du Luis Mariano - Afrique du Sud 1988

Un expert psychiatre ? Et encore t'es même pas assez atteint pour être intéressant.

  D'autant que tes vieilles pétoires à carburateur dépassent pas les 50 CV alors que la moindre moto "Windows" à injection pète maintenant les 150 CV."

Baobab - Burkina Faso 2016

Baobab - Burkina Faso 2016

  Là, j'avoue, j'étais dévasté comme disait notre ancien ministre des finances après avoir été pris les mains dans le bocal de confiture Suisse.

 

* Le pélerinage

 

  Je suis alors parti en pèlerinage à Ste Neomaye et lui ai offert en sacrifice, dans l'église, une bouteille de Chouchen . J'en étais à la moitié de mon sacrifice lorsqu'elle m'est apparue. Elle était blonde, d'une beauté resplendissante quoiqu'au fur et à mesure que le sacrifice se poursuivait, je trouvais qu'elle ressemblait de plus en plus à la "Schtroumpfette".

 

 

  "Mon petit", me dit elle, "comment un Von Gepetto peut il ainsi succomber au doute et au désespoir ?

Souviens toi de l'ATLAS !"

Et soudain, elle disparut dans un nuage de fumée bleutée. Une odeur de pastis plana longtemps dans l'atmosphère épaisse de l'église. Je restais ainsi, prostré, durant de longues heures et je finis par m'endormir. Quand je me réveillais enfin, il faisait nuit. C'est totalement perturbé par ces paroles sibyllines que je retournais dans mon foyer. Je passais une nuit agitée puis le lendemain matin la vérité s'imposa à mon esprit enfiévré.

 

* L'ATLAS

 

  Je ne me souviens plus exactement d'où sortait ce livre. C'était un atlas en couleur de tous les pays du monde. Je passais des soirs entiers, en écoutant "les routiers sont sympas" et Max Meynier sur RTL, à imaginer à quoi pouvait ressembler tel ou tel endroit dont les noms magiques s'affichaient devant mes yeux : Le fleuve Orange, Tamanrasset, Pointe Noire, le Macchu Pichu, Bidon 5, Ouland Bator…..

Alors, pourquoi ne pas matérialiser ce que j'ai rêvé à cette époque ?

 

Bon, mais on cause, on cause et pis le taf n'avance pas, on se croirait dans un congrès de l'Union Africaine, les subventions en moins !

 

Et n'oublie jamais fiston

On n'arrête pas de rouler parce qu'on devient vieux, on devient vieux parce qu'on arrête de rouler

 

Note pour les ceuzes qu'auraient pas z'été à l'école

  Selon la légende, Néomaye était une jeune bergère que les jeunes gens poursuivaient de leurs assiduités. Elle pria Dieu de la rendre difforme pour éloigner d'elle les jeunes importuns. Dieu exauça sa prière et l'une de ses jambes fut changée en patte d'oie.

  Looney Tunes eut vent de cette légende et s'inspira de Ste Néomaye pour créer le personnage de Daffy Duck.

 

PRESENTATION

Ah ouais ! Une dernière chose.

Je ne suis pas un artiste mais je passe pas mal de temps sur mes photos pour essayer de les rendre les plus attrayantes possible.

Si par hasard, certaines vous plaisent, n'hésitez pas, copiez les autant que vous voulez, j'ai pas besoin de pognon, je fais ça pour le fun.

PRESENTATION