Raid France - Niger 1981 - Retour vers le passé

par Julio Von Gepetto  -  6 Avril 2016, 20:09  -  #Voyage, #Motos

  Ce fut mon premier grand raid et ma première traversée du Sahara.

A l'époque, trois routes étaient possibles :

 

1) La plus facile : Alger - Laghouat - Ghardaia - El Goléa - In Salah - Tamarasset - Arlit - Agadez

2) La moyennement facile : Alger - Adrar - Reggane - Bjor Moktar - Tessalit - Gao - Mopti

3) La difficile : Elle passait par le Maroc, l'ancien Sahara Espagnol, la Mauritanie et le Sénégal

Celle-ci, il fallait l'oublier. Trop de mauvaises pistes et une insécurité avec le Polisario. Paradoxalement, c'est maintenant la seule qui reste possible et c'est aussi la plus facile. En effet, le trajet est goudronné de Paris jusqu'à Dakar. Les deux autres itinéraires sont dangereux du fait des problèmes Djihadistes.

 

J'avais donc choisi le premier itinéraire, le plus facile. Pour cela j'utilisais ma 500 XT

Trajet depuis Alger jusqu'à Niamey

Trajet depuis Alger jusqu'à Niamey

 

Le voyage commença d'abord par une descente de la France jusqu'à Marseille avec un ami qui lui aussi avait une 500 XT. Puis ce fut la traversée jusqu'à Alger où notre pôte Algérien Mamar nous attendait. Nous restâmes une quinzaine de jours ensemble.

 

Nous visitâmes entre autre Alger et Tipaza.

Ruines romaines de Tipaza (Photos juillet aout 81)
Ruines romaines de Tipaza (Photos juillet aout 81)
Ruines romaines de Tipaza (Photos juillet aout 81)
Ruines romaines de Tipaza (Photos juillet aout 81)

Ruines romaines de Tipaza (Photos juillet aout 81)

Kasbah d'Alger (Photos juillet aout 81)

Kasbah d'Alger (Photos juillet aout 81)

Au bout de 15 jours, mon ami rentra en France et je continuais sur Tiaret pour récupérer un autre copain qui descendait de France avec sa Honda 400 N.

La traversée du Sahara pouvait commencer.

Paysages du sud algérien (Tadémaït ??) (Photos juillet aout 81)
Paysages du sud algérien (Tadémaït ??) (Photos juillet aout 81)

Paysages du sud algérien (Tadémaït ??) (Photos juillet aout 81)

Motos dans le désert (Photos juillet aout 81)

Motos dans le désert (Photos juillet aout 81)

Sud Algérien - En route vers Tamanrasset (Photos juillet aout 81)
Sud Algérien - En route vers Tamanrasset (Photos juillet aout 81)

Sud Algérien - En route vers Tamanrasset (Photos juillet aout 81)

Bois pétrifiés vers In Salah. De l'époque où le désert était couvert de végétation (Photos juillet aout 81)

Bois pétrifiés vers In Salah. De l'époque où le désert était couvert de végétation (Photos juillet aout 81)

Coucher de soleil sur le désert (Photos juillet aout 81)

Coucher de soleil sur le désert (Photos juillet aout 81)

L'Assekrem, incontournable si l'on va à Tam. Photo prise de l'ermitage du père de Foucault. (Photos juillet aout 81)

L'Assekrem, incontournable si l'on va à Tam. Photo prise de l'ermitage du père de Foucault. (Photos juillet aout 81)

Ermitage du Père de Foucault. (Photos juillet aout 81)

Ermitage du Père de Foucault. (Photos juillet aout 81)

Mon collègue ayant terminé ses vacances  retourna vers la France.

Je continuais seul sur le Niger par In Guezzam et Arlit

Portion de piste particulièrement difficile entre Tam et In Guezzam. (Photos juillet aout 81)

Portion de piste particulièrement difficile entre Tam et In Guezzam. (Photos juillet aout 81)

J'avais même droit à une tempète de sable. (Photos juillet aout 81)

J'avais même droit à une tempète de sable. (Photos juillet aout 81)

Puis ce fut Assamaka... (Photos juillet aout 81)

Puis ce fut Assamaka... (Photos juillet aout 81)

...et Arlit. Après Arlit commence le Sahel. Au loin, on aperçoit les mines d'uranium. (Photos juillet aout 81)

...et Arlit. Après Arlit commence le Sahel. Au loin, on aperçoit les mines d'uranium. (Photos juillet aout 81)

A Assamaka, je rencontrais un couple de Français en Lada Niva et je décidais de faire un bout de route avec eux. Nous arrivâmes ensemble à Agadez. Le désert était totalement traversé.

 

A l'entrée d'Agadez. (Photos juillet aout 81)

A l'entrée d'Agadez. (Photos juillet aout 81)

Au camping d'Agadez. (Photos juillet aout 81)

Au camping d'Agadez. (Photos juillet aout 81)

Le fameux restaurant chez Big Boy à Agadez; de renommée internationale. (Photos juillet aout 81)

Le fameux restaurant chez Big Boy à Agadez; de renommée internationale. (Photos juillet aout 81)

Les vaches sur la route... (Photos juillet aout 81)
Les vaches sur la route... (Photos juillet aout 81)

Les vaches sur la route... (Photos juillet aout 81)

...et des charognards autour. (Photos juillet aout 81)
...et des charognards autour. (Photos juillet aout 81)

...et des charognards autour. (Photos juillet aout 81)

Sur la route, il y avait des vaches crevées, je n'allais pas tarder à en connaitre la raison.

En traversant le village d'Aballak avant Tahoua, un veau surgit devant moi et je ne pouvais pas l'éviter. Je le percutais à environ 80 km/h et chutais.

J'étais blessé au ventre et j'avais quelques contusions. La moto avait la fourche tordue.

Heureusement, les amis que j'avais rencontrés quelques jours avant arrivèrent quelques instants après. Nous chargeames la moto sur le toit d'un combi puis ils m'amenèrent à l'hopital de Tahoua.

Comme ce n'était pas le grand luxe, je prenais la route, toujours en voiture vers Niamey.

Je restais quelques jours à la clinique de Gamkallé au bord du fleuve puis je logeais dans une maison vide qu'une infirmière m'avait prétée. Dans les années 80, il y avait une vraie solidarité entre expatriés.

Je réparais la moto et pensais repartir sur la France lorsque le médecin me proposa de me faire rapatrier par l'assurance. J'acceptais et je vendais la moto.

C'est en avion que je rejoignis la France. Le périple avait duré 6 semaines.

 

La maison où je logeais à Niamey

La maison où je logeais à Niamey

Le paradoxe de l'Afrique : En plein coeur de Niamey, des cases, des animaux et l'immeuble le plus moderne et le plus haut à l'époque : L'immeuble El Nasr

Le paradoxe de l'Afrique : En plein coeur de Niamey, des cases, des animaux et l'immeuble le plus moderne et le plus haut à l'époque : L'immeuble El Nasr

Paysage sur la route de Tahoua. (Photos juillet aout 81)

Paysage sur la route de Tahoua. (Photos juillet aout 81)

Case du Niger. (Photos juillet aout 81)

Case du Niger. (Photos juillet aout 81)

Le musée de Niamey en 81. (Photos juillet aout 81)

Le musée de Niamey en 81. (Photos juillet aout 81)

L'arbre du Ténéré au musée de Niamey. (Photos juillet aout 81)

L'arbre du Ténéré au musée de Niamey. (Photos juillet aout 81)

L'Arbre du Ténéré était un acacia solitaire qui fut à une époque considéré comme l'arbre le plus isolé de la Terre.  Situé approximativement par 17° 45′ N 10° 04′ E / 17.75, 10.06717° 45′ N 10° 04′ E / 17.75, 10.067, à 235 km au nord-est de la ville d'Agadez, au Niger, il faisait office de repère pour les routes des caravannes qui traversaient le désert du Ténéré Il fut renversé par un camion en 1973.

Il s'agit du seul arbre à avoir jamais été représenté sur une carte au 1/4 000 000e. La légende en fit l'arbre le plus isolé de la Terre, prétendant qu'aucun autre arbre ne se situait à moins de 400 km. On a depuis prouvé que c'est faux : l'oasis de Tiama ne se trouve ainsi, par exemple, qu'à 150 km de l'Arbre du Ténéré.

L'acacia était le dernier survivant d'un groupe d'arbres qui avait poussé dans le désert à une époque de moindre aridité. Pendant l'hiver 1938-1939, un puits est foré à côté de l'arbre par des militaires français pour faciliter le transit des convois militaires dans la région. Il est alors découvert que ses racines atteignent la nappe phréatique, située plus de 30 mètres en dessous de la surface. En 1973, l'arbre est renversé par un camionneur libyen, probablement ivre. Le , l'arbre mort est transporté au Musée national Boubou-Hama à Niamey et remplacé par une simple sculpture métallique représentant un arbre.

Vue du Niger. (Photos juillet aout 81)

Vue du Niger. (Photos juillet aout 81)

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