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Publié par Julio Von Gepetto

Kawa 750 H2

Kawa 750 H2

"L'énorme et vieux ventilateur
Essayait d'brasser l'air lourd d'odeur
On aurait pu palper la peur
Dans une aussi épaisse moiteur
Mabako, Mabako,...."
Librement adapté de 'Macao' du Grand Orchestre du Splendide

 
Mabako - Afrique - Mai 2220
L'électricité avait été coupée puis était revenue. Dans ce cas, lorsque la télévision se rallumait, c'était automatiquement Télézombie 24, la chaîne officielle du gouvernement planétaire ‘Big Brother’ qui s'affichait. La parleuse morte-vivante égrainait d’une voie morne à longueur de temps le nombre de morts sur la planète et par pays. Sur l'écran, les chiffres de la 'pandémie' s'affichaient, on aurait cru les résultats du loto: Trois millions, quatre cent mille, trois cent mille,…Les images de cercueils, de croix, de cimetières, de mourants tournaient en continu. Sur le bandeau d'information, ce n'était que morts et catastrophe. Le gouvernement central constitué des 7 nains les plus puissants de la planète, avait décrété le 'confiturement'.
Le 'confiturement' c'est lorsque l'on enferme les habitants honnêtes et obéissants chez eux avec interdiction de sortie et que l'on libère les prisonniers. Une fois le ‘confiturement’ effectif, les médias et les organismes comme l'Organisation des Marabouts et Sorciers (OMS) travaillent psychologiquement la population pour éviter les troubles sociaux.
Il suffisait alors de montrer aux informations de nombreuses personnes ‘confiturés’ et contentes de l'être. Les réseaux sociaux étaient inondés de guignoleries confituresques qui n'amusaient même pas un microcéphale de 5 ans….Tout y passait, le cocon familial, les animaux domestiques (les chats surtout, la population aime bien les chats,…), les recettes de cuisine, les films débiles à la télé…Tout pour que le ‘confiturement’ se passa le mieux possible.

L'Afrique posait un problème aux 7 nains. Ce continent, énorme réservoir de matières première, n'arrivait pas à être zombifié. Le but de Big Brother était de récupérer l'énorme potentiel du sous-sol. Le gros inconvénient c'était les Africains eux-mêmes. Beaucoup ne regardaient pas les médias et les autres n'y prenaient pas garde. Quelques médias africains avec l’aide d’experts faisaient leur 'Buzz' comme une mouche tourne dans un pot de chambre mais personne ne faisait attention à eux et la vie continuait.
Teddy, le grand marabout de l'OMS, ancien membre d’une organisation terroriste Epiotienne et connu pour avoir fait tirer sur la foule lorsqu’il était ministre dans son pays, fit plusieurs apparitions dramatiques sur les médias dans lesquelles il prévoyait l'Apocalypse à plus de 300.000 morts alors qu'il n'y en avait même pas 2.000 sur tout le continent. Cela provoqua la colère du peuple. Alors, les communicants de l’OMS sortirent la sorcière à tête de poisson lune. Les prévisions avaient été négociées à la baisse (c'est normal en Afrique tout se négocie) et ils avaient diminué le nombre de morts (190.000) mais augmenté le nombre de contaminés (250 millions - tant qu'à faire, plus c'est gros et mieux ça marche). La colère monta encore d'un cran et le Urundi vira 4 'experts' de l'OMS qui, tels des prophètes de malheur, tentaient de déstabiliser le pays.
Certains gouverneurs essayaient d'appliquer des mesures comme Sacky Mall au Néségal mais cela avait surtout contribué à détruire d'avantage l'économie du pays et à augmenter la précarité de milliers de Néségalais.

D'autres états, socialement instables avaient préféré ne rien faire. D'ailleurs quoique que fasse les gouverneurs, l'intensité de la maladie était partout la même. Certains personnes pensaient même qu'elle n'existait pas car on ne voyait pas de cas.
Big Brother avait déjà essayé la guerre civile dans certains pays riches de leur sous-sol mais, ce qu'il y a de gênant avec la guerre civile, c'est que lorsqu’elle prend de l'ampleur, on ne peut plus travailler tranquillement et le bazar n'est plus contrôlable.
Par contre, sur les autres continents, les 7 nains s'amusaient comme des enfants avec une voiture téléguidée.
On ‘confiture’ et tout le monde ‘confiturait’. On ne met pas de masque et personne ne mettait de masque. On met des masques et tout le monde mettait des masques. On ‘déconfiture’, oui, mais non. Et là c'était marrant, plus personne ne savait que faire….Ah! Ah! Ah! Quelle rigolade mes amis! Mieux qu’une tournante avec Blanche Neige. Le Panard géant.
Finalement, les meilleures choses ayant une fin, les 7 nains se réunirent et décidèrent qu'ils avaient atteint leur objectif macro-économique. On allait pouvoir ‘déconfiturer’ alors que la maladie était encore bien présente.

Pour que le ‘déconfiturement’ ne soit pas trop brutal et que la population ne se pose pas trop de questions car la maladie existait encore bel et bien, on inventa quelques gri-gris préventifs. Le port du masque serait obligatoire ainsi que ce que les médias appelait la 'disfrontation' qui consistait à considérer que tout individu est 'de facto' porteur du virus. La croix et la prière d’antan avaient été remplacées par d'autres artifices mystiques.
La ‘localisation’ qui consiste a repérer un individu suspect grâce à son smartphone dans lequel est enregistré tout un tas d’informations le concernant n’avait pas été retenue. Les associations de défense des droits de l’homme pilotées par Big Brother avaient estimé que c’était un peu tôt et que la population n’était pas encore prête mais que l’on pourrait le faire à la prochaine occasion.
(Un dénommé Adolf avait déjà essayé il y a 80 ans. Lui c’était plutôt les étoiles qu’il aimait bien : Les jaunes, les rouges, les noires, un poète le père Adolf... Lui aussi il aurait bien aimé un gouvernement central.)
L'Opus Deï, spécialiste de la mortification, fut aussi approchée par les 'experts'. On s’était même attaché les services des astrologues et des marabouts Sénégalais très forts dans la manipulation mentale.
Les médias furent alors sollicités pour un nouveau lavage de cerveau, une nouvelle programmation était nécessaire pour le ‘déconfiturement’
On nous montra des personnes baignant dans un bonheur retrouvé. Elles gambadaient dans les champs, babillaient gentiment au bord des rivières dans la douce lumière estivale. Les amoureux se retrouvaient sur les bancs publics séparés d’un mètre car c’était de bons citoyens qui ne devaient pas propager le virus par leur insouciance criminelle. Ils étaient heureux d’être ensemble, affublés de leur attirail protecteur.
Des images de Papas et de Mamans avec leurs adorables bambins blondinets trottinant à leur côtés inondaient les médias propagandistes.
(Comme les chats, la population aime bien les amoureux et les jeunes couples avec un ou 2 enfants,...)
Les habitants avec leur masque, leur visière, leurs gants, leur gel hydro-alcoolique exprimaient leur joie devant la liberté retrouvée et la félicité de boire une bonne bière ensemble assis à distance respectable les uns des autres. (Le peuple aime bien les retrouvailles festives...).
Le bandeau d’information en continue n’affichait pratiquement plus le nombres de victimes de la pandémie. On commençait à revoir des scandales d’agression sexuelle, signe que les informations étaient moins monopolisées.  
Merci Big Brother de nous avoir sauvé d’une mort certaine et horrible.
Les gouverneurs des différents états promettaient des sommes mirobolantes pour sauver la ‘culture’. A ce propos Emile Micron, gouverneur de la Rance souhaitait financer massivement les ‘Boys Band Gay’ dont il appréciait beaucoup la compagnie ainsi que les ‘intermittents du spectacles’ qui sont une richesse nationale. Les artisans, PME et autres petits privés ne seraient pas oubliés. Ils auraient droit à un crédit d’impôt de 3 mois.
On voyait encore parfois sur le petit écran des centaines de cercueils mais c’était au Srébil où le président Bolsonaro n’avait pas voulu suivre les directives de Big Brother. C’était un rebelle, il devait être neutralisé. Mais bizarrement, lorsque l’on faisait les comptes du nombre de morts par rapport au nombre d’habitant, le quota Srébilien ne dépassait pas le quota des autres pays occidentaux.

Et puis, dans le vomi verbal de la grosniqueuse de Télézombie 24 (les chroniqueurs avaient, depuis longtemps, été remplacés par des grosniqueurs) j’entendis des mots qui firent remonter en moi de terribles souvenirs :
La maladie de Kawasaki.
Je fus pris d’une peur panique.

La maladie de Kawasaki fut une terrible maladie qui fit des ravages chez les jeunes de 16-25 ans au début des années 70. Il y avait plusieurs formes de cette maladie, les 2 plus mortelles était la Kawasaki 500 H1 Mach 3 ‘Bronco’ et la Kawasaki 750 H2.
D’autres formes moins dangereuses comme la Kawasaki 250 ‘Samourai’ ou la 350 étaient en circulation
 Il faut voir qu’à cette époque, les mesures prophylactiques contre ce genre de maladie étaient très limitées :
- Permis de conduire moto dès 16 ans, pas de limitation de vitesse, les contrôles d’alcoolémie étaient pratiquement inexistants,...

La population la plus touchée était jeune. Lorsqu’un individu était contaminé, le premier symptôme était un manque récurent d’argent. Une Mach3 ou une H2 consommait 20 litres d’essence au cent kilomètres, sans compter l’huile à mettre dans le réservoir de graissage séparé.
Puis on voyait progressivement un lueur de folie s’allumer dans ses yeux euphoriques.
Le moteur 2 temps qui faisait un bruit de casserole ne commençait à prendre ses chevaux que très haut dans les tours, obligeant le malade à rester en vitesse. Le bruit de ferraille (Badagling, badagling,..) au ralenti se transformait en bruit étouffé (Booooufff) si on accélérait en bas régime mais dans les tours, on attendait alors le vrombissement d’un avion à réaction qui incitait le patient à tourner la poignée vers le septième ciel alors qu’une épaisse fumée était émise par l’engin et que les 650 Bonneville, Norton Commando, 750 ‘4 pattes’ Honda restaient loin derrière.
Comme toutes les machines de l’époque qui étaient faites pour rouler et non pour s’arrêter, le cadre était en chewing gum, les freins inexistants et les amortisseurs comme des pompes à vélo rendant la trajectoire en courbe parfois aléatoire et surprenante.
Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés et la maladie de Kawasaki fut une des maladie les plus mortelles des années 70.
Bien que les différentes formes de cette maladie soient de plus en plus rares, je tenais à avertir les parents des dangers que leurs enfants courent en attrapant cette terrible infection.
D’autres formes mutantes firent leur apparition dans les années 70 comme la Suzuki 500 TR avec sa forme mortelle italienne la Bimota (93cv - 120 kg- en 1976).

 

Kawa 500 Mach 3

Kawa 500 Mach 3

Pire que la maladie de Kawasaki, la maladie Bimota, version italienne du virus Suzuki 500 TR

Pire que la maladie de Kawasaki, la maladie Bimota, version italienne du virus Suzuki 500 TR

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doume 23/05/2020 14:04

Salut Dan, on est couillonné depuis 1789 donc parlons mécanique, moto et restons jeune ! tu parles de 2 temps j'ai conduit dans les années 80 une yamaha RDLC 350 ça marchait fort ces bestioles tu connais ?

Julio Von Gepetto 24/05/2020 12:15

Avec mon pote, on a eu quelques temps la 350 RD, celle d'avant la RDLC refroidie par liquide. C'était une belle petite machine, légère et qui poussait bien pour l'époque