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Publié par Julio Von Gepetto

C’est avec un certain émerveillement devant les avancées techniques du lavage de cerveau que j’ai pu voir les moutons et zombies, précédemment en mode ‘Hibernation - Covid19’ se faire reprogrammer, par le canal des médias, en mode ‘Lutte contre le racisme’ et ceci en quelques jours. On n’arrête pas le progrès!

Par contre je suis dernièrement tombé sur un article qui m’a absolument révolté:
"Je tremble dès que j’entends une Mobylette”: depuis 9 ans, il reçoit des pizzas… qu’il n’a jamais commandées.

https://www.charentelibre.fr/2020/06/05/je-tremble-des-que-j-entends-une-mobylette-depuis-9-ans-il-recoit-des-pizzas-qu-il-n-a-jamais-commandees,3607437.php

 

Ce harcèlement à la pizza est vite devenu invivable. "Je n’en dors plus. Je deviens nerveux dès que j’entends une mobylette dans la rue. Je redoute toujours qu’on me dépose des pizzas toutes chaudes, une nouvelle fois", avoue le sexagénaire dans les journaux belges.

C’est la terrible aventure d’un Belge d’Anvers qui aurait pu basculer dans la pizzaphobie mais qui, malheureusement, a sombré dans la mobylettophobie. Hors antenne, il nous a avoué qu’il a encore plus peur d’une Mobylette que d’un policier Français en fonction.

Ce brave homme est devenu mobylettophobe. Sa haine des mobylettes n’est que le résultat de son ignorance et de sa peur envers ce petit engin bien utile et totalement inoffensif qui ne demande qu’à être aimé. Il ne supporte plus de voir ou même d’entendre une Mobylette.
Le mobylettophobisme est une plaie qui est apparue dans le courant du XXème siècle à peu prêt au même moment que la commercialisation massive de Mobylettes et qui n’arrête de progresser dans les pays occidentaux. Les premiers actes de mobylettophobisme connus remontent aux années 60 et eurent lieu dans les cités de la région parisienne. Le cri des Mobylettes et leur comportement anarchique ont souvent dérangé les honnêtes citoyens qui, par manque de sommeil et par exaspération, sont devenus mobylettophobes.
Et pourtant, il ne s’agissait que de Mobylettes victimes d’une société policière toujours plus inhumaine et répressive. Depuis, la répression contre les Mobylettes n’arrêtent pas de se propager à travers l’hexagone à tel point qu’elle est devenue aujourd’hui insoutenable et sévit même dans les coins les plus reculés de la république.
Les actions des mobylettophobes sont extrêmement cruelles et violentes, en voici quelques exemples.
(Je préfère avertir les personnes sensibles que ce qui va suivre est pratiquement insoutenable et que si vous n’êtes pas bien équipés psychologiquement, il est temps de retourner voir ‘Les Marseillais à Rio’ à la télé.)
La torture préférée des mobylettophobes est de mettre du sucre dans le réservoir de la victime. Le moteur meurt alors dans de terribles souffrances par colmatage de son carburateur. D’autre mobylettophobes roulent avec de l’essence pure sans huile, la mobylette crie, grince puis le moteur se bloque et agonise encore quelque temps.
Certains témoignages évoquent la crémation de certaines mobylettes vivantes. Oui! vous avez bien lu, Mesdames et Messieurs : VIVANTES. (Pas mortes, quoi)
D’autres encore bouchent le filtre à air qui provoque l’étouffement du moteur et le décès après de terribles hoquets et pétarades. Mais ce genre de sévices a plutôt été constatés chez les forces de l’ordre.
Certains mobylettophobes crèvent les pneus des Mobylettes. Cet acte barbare n’est pas mortel mais laisse des souffrances psychologiques intenses aux victimes de ces actes maléfiques. Hélas, depuis que la bonne colle à rustine Tip-Top a été remplacée par de la dissolution à froid chinoise, aux séquelles psychologiques viennent s’ajouter des traumatismes physiques permanents.

Il est absolument inadmissible que les organismes qui reçoivent d’importantes subventions de l’état restent totalement insensibles à ce drame qui se joue sous nos yeux. Je pense au TPMMC (Touche Pas à Ma Mob, Connard!), le MMAP (Mouvement contre la Mobylettophobie et l’Anti-Pistonnisme), les droits de la Bielle et du Cylindre,...comme il y en a beaucoup qui bouffent dans la gamelle des droits de la Mobylette, chers à la révolution Française, je ne peux pas tous les nommer. Qu’ils veulent bien me pardonner.

Moi-même, je fus victime de Mobylettophobisme dans ma jeunesse.
J’avais une Flandria 50cc que j’aimais beaucoup. Pour son anniversaire, je lui avais offert un pot de détente et un carburateur de diamètre 19mm. Elle était tellement heureuse, j’en ai encore les larmes aux yeux.
Un jour d’été, j’étais assis à la terrasse du café ‘Chez Monique’ avec un homme que je croyais être mon ami. L’air était frais et sentait l’huile de ricin. Au loin, on entendait les Mobylettes pousser leurs cris joyeux. Sur le juke box, Au bonheur des Dames chantaient : «Où j’ai mis ma Mobylette (Gigolette)».
On aurait dit le Sud, on se serait cru au paradis.
Mon ‘ami’ qui possédait une 750 Four Honda ‘4 pattes’ glissa dans la conversation une phrase absolument ignoble :
«-J’aime pas les Mobs, ça fume, ça pue et ça avance pas, j’aime pas les cylindres à trous.» (Il faisait allusion aux transferts qui sont des ouvertures situées dans les cylindres d’un moteur 2 temps)
J’étais dévasté. Je lui répondis :
«-Tu sais, Marcel (Il s’appelait Marcel-enfin, on s’en serait douté), moi aussi j’ai une Mobylette.»
«-Oui, mais toi c’est pas pareil.» : me répondit il.
Je me levais d’un bond, avalai mon rouge limé (A l’époque je n’avais pas l’habitude de laisser traîner le pinard dans les verres) puis partis sans dire un mot. Je ne le revis jamais. Cette infamie laissa une marque indélébile et douloureuse au plus profond de mon âme. Mon avenir était définitivement tracé. Toute ma vie je lutterai contre le mobylettophobisme. C’était décidé!

Camarades, nous devons organiser la lutte, il est plus que temps. Pour cela, il est indispensable d’organiser des manifestations. Les médias doivent dénoncer en force le mobylettophobisme. Nous utiliserons des gestes symboliques et des slogans qui font mouche (Le Peuple adore les slogans et les gestes qui font mouche). Par exemple :
‘Help, J’ai mon filtre à air bouché’
 ou bien
‘Le sucre dans le coca mais pas dans mon carbu’ ou encore ‘Met de l’huile, Petit Homme, met de l’huile, il faut que ça glisse’.
J’ai déjà des idées pour les gestes forts : Chaque participant tiendra une bougie d’allumage dans la main droite et un clapet d’admission dans la main gauche et de l’autre un calicot où sera inscrit soit :
«M (aime) comme Mobylette»
 ou bien
«Je suis Mobylette». On limitera au maximum la longueur de la phrase pour éviter que les manifestants qui les écrivent fassent trop de fautes, trois mots devraient pouvoir passer. Ca fait mauvais effet une ou plusieurs fautes sur un écriteau .
J’avais pensé «Ich bin eine Mobylette» mais finalement «I am a Mobylette» passera mieux. En effet, c’est actuellement du plus grand chic d’exhiber une pancarte écrite en Anglais.
Heu! Attends, la main gauche, la main droite et l’autre, ça fait 3 mains ça? Bon la bougie dans le pif, ça devrait le faire.

La mobylettophobie est une peste internationale. Elle est particulièrement virulente au Etats Unis où il existe le KMK (Kill Mob Klan). C’est d’ailleurs au cours de réunions de cette organisation maléfique qu’ont eu lieu des mises à mort de Mobylettes suivies de crémation. Les membres du KMK roulent tous en Harley pourraves, ce qui les rend extrêmement agressifs (Bon! Faut les comprendre aussi). Certains témoignages parlent qu’ils auraient massacré à coup de clef à molette puis brûlé vives une BMW 80G/S, une HONDA Transalp et même une 650 Bonnie. De bien tristes individus!
Au USA, une mobylette est encore plus mal considérée qu’une bicyclette électrique, pour vous donner une idée de l’ampleur du désastre.

D’autres doctrines scélérates appuyées par le gouvernement Français sont en train de voir le jour comme la patinettophobie et la patinàroulettophobie.
Certaines organisations féministes, sûres de leur impunité sont en train de sombrer dans la roustonnophobie. J’ai déjà le slogan : I am ‘Couille’.
Pour le dessin qui va bien, je vous laisse deviner.

 

Une Mobylette dans la fleur de l'âge : Il faut être démoniaque pour agresser une créature aussi frêle et inoffensive.

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doume 07/06/2020 21:43

Aux portes de Provence à droite de l'Ardèche il y a encore un peu de civilisation, les brell les bleues, sont sorties des granges par des passionnés, démontées, repeintes, et font des centaines de bornes les weekend !

Julio Von Gepetto 08/06/2020 13:08

Les blanches des années 50 avec le réservoir sous la selle, la bleue AV88, la rouge des années 60 et il y avait même un modèle sport avec variateur de vitesse automatique sur la poulie. C'était très astucieux. On faisait du cross avec. J'achetais des moteurs à 1 FF à la ferraille et un cadre à 20 ou 30 balles et on se faisait une bécane de cross. Et puis il y avait les Peugeots, mon rêve c'était la BB, 3 vitesses à main. J'avais acheté une machine avec un moteur serré (Encore un acte commis par un Mobylettophobe) à 50 balles puis j'avais échangé une autre mob contre un moteur et j'avais remonté le tout. On roulait plus ou moins sans assurance. Les moteurs n'étaient pas bridés à l'époque et on montait facilement à 70 - 80 km/h. Après on roulait sur Terrot, Money Goyon et j'avais même trouvé une Motobécane 2 vitesses au réservoir. Non pas avec une poignée d'accélérateur mais une manette sur le guidon. Pour passer les vitesses fallait pas s'emberlificoter dans les manettes.
Plus grand défenseur de la Mobylette que moi dans tout l'Ouest de la France ça n'existait pas.
J'étais comme qui dirait le Martin Luther King de la Mobylette.