Les Gares et Ouvrages Ferroviaires d'Afrique de L'Ouest
En Afrique de l'Ouest, il existe 2 voies ferrées principales :
1) La voie Abidjan - Ouagadougou (RAN) qui aurait du se prolonger jusqu'à Niamey
2) Le chemin de fer de Dakar au Niger. En fait de Dakar à Koulikoro situé à 60 km de Bamako
Elles sont encore exploitées à l'heure actuelle mise à part celle de Bamako à Koulikoro
La RAN ne transporte plus de voyageurs alors que dans les années 70-80, le train qui s'appelait "La gazelle" reliait en une journée Abidjan à Ouaga dans des conditions très correctes.
Philippe de Baleine en a fait un livre passionnant : le petit train de la brousse
et toujours d'actualité...
Le chemin de fer Dakar - Niger devrait être réhabilité dans les années à venir...enfin, en principe.
Tout au long de ces voies, on peut trouver des constructions pittoresques datant souvent de l'époque coloniale. En voici quelques-unes rencontrées au grès de mes sorties.
Le Chemin de Fer Abidjan - Niger et la RAN
La ligne d'Abidjan à Ouagadougou (dite aussi chemin de fer Abidjan-Niger) est une ligne de chemin de fer internationale qui relie le port d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, à la ville de Ouagadougou, au Burkina Faso.
En 1894, Jean-Baptiste Marchand alors capitaine, propose la création d'un chemin de fer permettant de relier le littoral et l'intérieur de la Côte d'Ivoire, qui est une colonie française autonome depuis le décret du 10 mars 1893. Plusieurs tracés sont étudiés par l'administration des travaux publics qui en 1903 choisi Abidjan comme point de départ d'une ligne allant vers le « pays baoulé ».
Le chantier débuté peu après prend rapidement du retard du fait des difficultés rencontrées. En 1913 le chantier arrive à Bouaké situé à 315 kilomètres d'Abidjan avant d'être arrêté par le début du conflit de la Première Guerre mondiale. Les travaux reprennent en 1920, Ferkessedougou est atteint en 1929 et en 1934 la ligne arrive à Bobo-Dioulasso au point kilométrique 800, mais la progression du chantier est stoppée pour reprendre la section d'Abidjan à Agboville. Très ralenti pendant la Seconde Guerre mondiale la ligne atteint Ouagadougou en octobre 1954, ce qui représente un linéaire de 1 145 kilomètres de voie ferrée.
Plus d'infos :
BOBO DIOULASSO
Plaque monument aux morts des troupes coloniales située en face de la gare de Bobo Dioulasso sur le parking.
Ce type de monument datant de la colonie est assez rare en Afrique
BANFORA
KWENTOU
Le Chemin de Fer de Dakar au Niger
La ligne de chemin de fer de Dakar au Niger, ou chemin de fer Dakar-Niger, relie Dakar, au Sénégal, à Koulikoro, au Mali. Elle dessert de nombreuses villes du Sénégal (Thiès) et du Mali (Kayes, Kita, Kati, Bamako). La ligne couvre un parcours de 1 287 km dont 641 km au Mali.
Le projet de construction de la ligne de chemin de fer Dakar-Niger est élaboré à la fin du XIXe siècle par le général Gallieni, commandant du Soudan français. L’objectif était de relier le fleuve Niger et le port de Dakar afin de permettre l’acheminement des matières premières vers la métropole. La construction de la ligne sera achevée au début du XXe siècle : le tronçon Kayes-Koulikoro sera inauguré en 1904 et la totalité de la ligne, Dakar-Koulikoro, en 1924.
En 1947, une grève des cheminots éclate et va durer plusieurs mois afin d’obtenir les mêmes droits que les cheminots français. L’écrivain sénégalais Ousmane Sembène relate cette grève dans son roman Les Bouts de bois de Dieu publié en 1960.
À l’indépendance du Mali et du Sénégal, après l’éclatement de la Fédération du Mali, l’ancienne Régie des Chemins de fer de l’Afrique de l’Ouest est scindée en deux compagnies distinctes, la Régie des Chemins de Fer du Mali (RCFM) et la Régie Sénégalaise. Un accord entre le Sénégal et le Mali en 1962 détermine l’exploitation commune de la ligne par les deux régies.
Actuellement, la ligne n'est plus utilisée
DAKAR
GOUDIRI - KIDIRA
Sur le chemin du Mali.
KAYES
En 1892, Kayes devient la capitale du Soudan français (constituant la colonie française du Haut-Sénégal-Niger), capitale transférée à Bamako le .
On y voit des bâtiments datant du début de chemin de fer et qui abritaient les services et les employés.
Un de ces édifices est encore un hôtel.
Pas forcément très confortable mais saut dans le passé assuré....à ne pas manquer.
KOULIKORO