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Publié par Julio Von Gepetto

A Toi, le journaliste propagandiste et à Toi, le politicien dont l'argent est le seul moteur de vos actes et le mensonge votre raison de vivre.

A Toi, le 'sans-couille' qui échangea ta Liberté contre le mirage d'une sécurité illusoire.

A Toi, l'esclave qui abandonna l'indépendance du monde spirituel pour la servitude matérielle.

Que l'évocation de ces Héros déclenche en toi une remise en question afin que tu puisses, enfin, te regarder dans une glace.

AUX CHEFS DES GUERRES DE VENDEE ET AUX MILLIERS DE HEROS ANONYMES MORTS POUR LA LIBERTE.

JACQUES CATHELINEAU

Jacques Cathelineau (1759 - 1793) fut un chef de l'insurrection vendéenne durant la Révolution française, il est surnommé « le saint de l'Anjou ». 

Jacques Cathelineau naît le 5 janvier 1759 au Pin-en-Mauges, dans l'ancienne province d'Anjou. Son père, Jean Cathelineau, qui cumulait deux métiers, travaillant l'été comme maçon et l'hiver comme tisserand. Il n'était donc pas issu de la noblesse.

Dans les premiers mois de la Révolution française, Jacques Cathelineau semble assez indifférent à la situation politique du pays. Il entre peu à peu en résistance à l'annonce des mesures antireligieuses. Il se montre ainsi hostile à l'installation des prêtres jureurs et aux persécutions contre les réfractaires. Au cours de l'été 1791, il conduit lui-même des processions clandestines à la chapelle Notre-Dame de Charité à Saint Laurent de la Plaine et au sanctuaire marial de Bellefontaine à Bégrolles-en-Mauges. 

Après la prise de Saumur, l'insurrection prend un tel degré d'importance que les chefs royalistes, quasi-exclusivement issus de la noblesse, choisissent, pour assurer l'accord des opérations, de confier le commandement suprême à un seul. Très aimé des paysans-soldats, unanimement considéré pour son intelligence et sa ferveur religieuse, incarnant aussi sans doute mieux que les autres chefs le caractère populaire de la révolte, Jacques Cathelineau est proclamé généralissime de l'Armée catholique et royale par l'assemblée des chefs vendéens le 12 juin 17933. 

Après avoir pris Angers sans difficulté le 23 juin, l'Armée catholique et royale est menée à l'attaque de Nantes, le 29 juin qui est protégée par le maire Baco. Le nouveau généralissime se présente devant la ville de Nantes à la tête de 40 000 hommes, tandis que Charette doit le seconder avec 10 000 insurgés du Pays de Retz et du bas-Poitou aus Sud de la ville. Mais cette expédition est mal combinée, elle vient échouer contre les efforts des habitants et d'une garnison de 12 000 hommes. Le 29, Jacques Cathelineau, qui attaque la porte de Rennes, pénètre jusqu'à la place Viarme où un coup de feu, tiré d'une fenêtre, le blesse. Voyant leur chef grièvement frappé, les Vendéens reculent et sont défaits.

Au soir du 29 juin, alors que retentissent les derniers coups de feu, Cathelineau est transporté sur une civière en direction de Saint-Florent-le-Vieil. Ses proches accourent, bien que l’on juge son état sans gravité. Le 13 juillet, une fièvre violente empire son mal. Il meurt le 14 juillet 1793. Sa dépouille git en la chapelle Cathelineau à Saint-Florent-le-Vieil. 

HENRY DE LA ROCHEJACQUELEIN

Sa devise : "si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. "

Henri du Vergier, comte de La Rochejacquelein, né le 30 août 1772, au château de la Durbelière, près de Châtillon-sur-Sèvre (Poitou) et tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé, est l'un des chefs de l'armée catholique et royale au cours de la guerre de Vendée, pendant la Révolution française. La Révolution française l'ayant surpris dès l'âge de seize ans, il ne suit pas son père dans l'émigration vers l'Allemagne. Il refuse en 1791 de prêter le serment que l'assemblée constituante exige des officiers et démissionne. Il choisit de défendre le trône dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l'assaut du palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le roi, en tant que deuxième lieutenant de la Garde. Cette journée du 10 août 1792 trompe ses espérances. En mars 1793, il participe au soulèvement de la Vendée et devient l'un des chefs de l'armée vendéenne. La Rochejaquelein est appelé à leur tête et leur adresse cette courte harangue : « Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience ; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi : si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. » Alors généralissime de l'Armée catholique et royale, il est tué dans les faubourgs de Cholet par des soldats républicains. Il avait 21 ans.

François Athanase (de) Charette de La Contrie

Né à Couffé, près d’Ancenis en Bretagne, le 2 mai 1763, d’une famille ancienne, François-Athanase Charette de La Contrie fit ses études à Angers et entra dans la marine à seize ans. En 1789, il était parvenu au grade de lieutenant de vaisseau, et donna sa démission en 1790,

Il n’était pas enclin à s’impliquer dans le soulèvement vendéen débutant en 1793, quand ses métayers viennent le chercher. Son insouciante résignation ; cette fatalité soldatesque qui ne craint jamais le danger, parce qu’elle croit que le hasard se joue des probabilités ; ce sacrifice entier de sa propre vie, faisaient de François de Charette un vrai chef de guerre civile. Il était inaltérable. Au plus fort de la détresse, quand tout semblait perdu sans ressource, on le voyait, le sourire sur les lèvres, relever le courage de ceux qui l’entouraient, les mener au combat, les pousser sur l’ennemi, et les maintenir devant lui jusqu’à la dernière extrémité.

Pourchassé dans les bois comme une bête fauve, blessé à la tête et dans plusieurs endroits, il était obligé de se faire porter par un des siens, et ils furent enfin atteints tous deux, le 23 mars 1796, dans un taillis, entre Montaigu et Belleville. Cette capture causa plus de joie aux républicains que ne l’aurait fait le gain d’une bataille. Charette fut conduit à Angers, puis à Nantes, dans cette même ville où, un an auparavant, il était entré en triomphe. Sa fierté ne se démentit pas un seul instant, et, lorsqu’il fut conduit à la mort le 29 mars, lui-même commanda le feu aux soldats qui le fusillèrent. Il avait trouvé moyen de communiquer avec un prêtre qui lui administra les sacrements. Charette possédait de grands talents militaires ; on a malheureusement à lui reprocher un caractère trop ombrageux, et surtout la mort injuste de Marigny.

JEAN-NICOLAS STOFFLET 

Né le 3 février 1753 à Bathélémont, il devient rapidement soldat d’un régiment d'infanterie de Lorraine dans l’armée française, et sera plus tard engagé comme garde-chasse par le comte de Colbert-Maulévrier. Il s’engagera sous les ordres de Maurice d’Elbée au début des Guerres de Vendée pour défendre sa Foi et ses convictions. Il s’illustre dans de nombreuses batailles et sera nommé major-général en 1794 à la suite d’Henri de La Rochejaquelin. On se souvient de lui comme d’un homme au caractère dur, et dont les idées bien arrêtées l’ont emmené à s’opposer au traité de Saint-Florent-le-Vieil qu’avait accepté le général Charette.

Le 25 février 1796, vers 10h du matin à Angers, Jean-Nicolas Stofflet, major-général de l’armée vendéenne catholique et royale, dirige lui-même le feu qui l’enverra rejoindre ses compagnons d’infortune.

Arrêté, puis condamné à mort, en février 1796, sa dépouille sera profanée et sa tête sera au fil des années exhibée, troquée, étudiée. Il trouvera finalement un semblant de paix, deux siècles plus tard, en 1996 lorsque son propriétaire en fit l’objet d’un dépôt temporaire au Musée d'Art et d'Histoire de Cholet.

LOUIS de LESCURE

Il naquit de Marie-Louis-Joseph de Lescure et de Jeanne de Durfort de Civrac. La famille de Lescure est originaire de la terre de Lescure en Albigeois, où l'on voyait encore avant la Révolution française son château sur les bords du Tarn.

Issu d'une famille désargentée, Louis Marie de Lescure réussit toutefois un beau mariage en épousant en 1791 sa cousine Victoire de Donissan. Il était le cousin de Henri de La Rochejaquelein, autre héros de la Guerre de Vendée.

Il fut élève de l'École militaire. Sa piété était grande et presque austère, sans nulle ostentation.

Aux débuts de la Révolution, ce jeune officier, au goût très prononcé pour les études, parlant trois langues et d'une très grande culture, n'est pas tout à fait hostile aux idées nouvelles.

Déjà, à cette époque, l'émigration avait commencé. M. de Lescure et beaucoup de gentilshommes du bas-Poitou ne trouvaient pas à propos de suivre cet exemple. Cependant, après la fuite manquée de Varennes, sa fidélité à la famille royale lui fait craindre une arrestation et il émigre, pour une courte durée, en juin 1791. À son retour, il fut l'un des impuissants défenseurs de Louis XVI aux Tuileries, lors de la Journée du 10 août 1792. Il se retire alors dans son château de Clisson (commune de Boismé (79)), en Poitou. Là, il accueille nombre de ses parents et amis qui fuient Paris et la Terreur.

Bientôt les paysans du Poitou, déjà blessés dans leur foi religieuse, inquiets de voir la persécution qu'éprouvaient les grands propriétaires, se trouvèrent atteints à leur tour par un recrutement de trois cent mille hommes. Ils ne voulurent point obéir et se révoltèrent ; leur première pensée fut de prendre pour chefs leurs seigneurs : les paysans des environs de Châtillon vinrent à Clisson (commune de Boismé), chez M. de Lescure, chercher M. de la Rochejaquelein, son cousin, qui avait ses propriétés dans une de leurs paroisses.

Il n'hésita point sur le parti qu'il devait prendre, et M. de Lescure l'y encouragea. M. de la Rochejaquelein se rendit vers Châtillon ; mais les paysans des environs de Clisson ayant commencé par se soumettre, M. de Lescure, qui ne pouvait s'éloigner du canton où son influence devait être utile, resta exposé aux poursuites des autorités républicaines : il fut, avec toute sa famille, emmené en prison à Bressuire. Quoiqu'il fût vénéré des habitants de cette bourgade, et que les principaux d'entre eux n'eussent d'autre désir que de le sauver, ce fut presque par miracle qu'il échappa aux violences des soldats accourus en hâte pour combattre les insurgés. Au bout de quelques jours il fut délivré par l'armée vendéenne qui s'empara de Bressuire. Dès lors il fut compté parmi les premiers chefs de cette armée, à laquelle se joignirent les paysans de son canton. Il prit la part là plus active aux travaux et aux dangers de cette vaste insurrection.

Lorsque le triomphe de la Révolution fut décidé, il alla organiser la première insurrection vendéenne. Dès le début du soulèvement de la Vendée, et à la demande de ses paysans, il se met à la tête de l'insurrection.

Dès les premiers jours il étonna les Vendéens par son intrépidité, en se précipitant le premier, et seul, sur un pont barricadé et gardé par les troupes républicaines devant Thouars (25 mai 1793). À Fontenay (16 mai 1793), il entra aussi dans la ville sans que personne osât d'abord le suivre, tant il était pressé d'aller délivrer des prisonniers vendéens qui y étaient enfermés. À Saumur dont il s'empare, il fut blessé ; enfin, en toute affaire ; nul ne fut plus empressé et plus dévoué que lui. Au combat de Torfou, qui fut le dernier succès des Vendéens sur la rive gauche de la Loire, et où leurs efforts héroïques parvinrent à repousser pour quelques jours les troupes aguerries du général Kléber, on vit M. de Lescure mettre pied à terre et crier aux paysans découragés : «Y a-t-il quatre cents hommes assez braves pour venir périr avec moi? - Oui, monsieur le marquis !» répondirent les gens de la paroisse des Echaubrognes ; et, à leur tête, il se maintint pendant deux heures. Après l'attaque infructueuse de Nantes (29 juin 1793) qui marque un tournant dans la guerre de Vendée, il s'installe à Bussières où il tente en vain de rassembler les troupes dispersées de l'Armée catholique et royale.

    « M. de Lescure avait une bravoure qui ne ressemblait pas à celle de son cousin; elle ne l'écartait jamais de son sang-froid accoutumé; et même, lorsqu'il se montrait téméraire, il ne cessait pas d'être grave et réfléchi. Il était l'officier le plus instruit de l'armée. Toujours il avait eu du goût pour les études militaires, et s'y était livré avec zèle. Il avait lu tous les livres de tactique. Lui seul entendait quelque chose à la fortification; et quand on attaquait les retranchements des républicains, ses conseils étaient nécessaires à tout le monde. Il était aimé et respecté mais on lui trouvait de l'obstination dans les conseils. Pour son humanité, elle avait quelque chose d'angélique et de merveilleux. Dans une guerre ou les généraux étaient soldats et combattaient a corps à corps, pas un homme n'a reçu la mort de la main de M.Lescure; jamais il n'a laissé périr ou maltraiter un prisonnier, tant qu'il a pu s'y opposer, même dans un temps ou les massacres effroyables des républicains entraînaient les plus doux de nos officiers à user quelquefois de représailles. Un jour, un homme tira sur lui à bout portant; il écarta le fusil et dit « Emmenez ce prisonnier. » Les paysans indignés le massacrèrent derrière lui. Il se retourna et s'emporta avec une colère que jamais on ne lui avait vue. C'est la seule fois, m'a-t-on dit, qu'il avait proféré un jurement. Le nombre des gens à qui il a sauvé la vie est prodigieux : aussi sa mémoire est-elle chérie et vénérée de tous les partis dans la Vendée. De tous ceux qui se sont illustrés dans cette guerre, aucun n'a acquis une gloire plus pure. MM. de La Rochejaquelein et de Lescure étaient unis comme deux frères; leur noms allaient toujours ensemble; leur amitié était célèbre dans l'armée.

Blessé grièvement, atteint d'une balle à la tête, à la bataille de La Tremblaye,  le "Saint du Poitou" meurt le 4 novembre 1793 dans la voiture au lieu-dit "Les Besnardières" près de La Pellerine sur la route entre Ernée et Fougères

CHARLES de BONCHAMPS

Charles Melchior Artus de Bonchamps, né le 10 mai 1760 à Juvardeil en Anjou (aujourd'hui Maine-et-Loire) et mort le 18 octobre 1793 à Varades, est un militaire français, fils de Charles Louis Artus, marquis de Bonchamps. Il est commandant des armées vendéennes pendant la guerre de Vendée.

Il reste célèbre pour avoir gracié près de 5 000 soldats républicains à la suite de la bataille de Cholet du 17 octobre 1793, combat au cours duquel il sera mortellement blessé. 

Il participe à la campagne des Indes en 1782 et en 1783, lors de la guerre d'indépendance des États-Unis. Au début de la Révolution française, il est capitaine des grenadiers du régiment d'Aquitaine. Après la révolte de ce régiment à Laudau en 1791, Charles de Bonchamps se retire sur sa terre de La Baronnière, à La Chapelle-Saint-Florent, près de Saint-Florent-le-Vieil. Il devient acquéreur de biens nationaux et le 1er septembre 1792 il prête serment à la Nation.

C'est là que les insurgés de la Vendée viennent le chercher le 13 mars 1793 pour le mettre à leur tête. Les paysans l'empêchent de monter à cheval et le contraignent à marcher à pied. Sous son commandement, ils mettent en fuite la garnison de Montjean-sur-Loire. Sa femme Marie Renée Marguerite de Scépeaux de Bonchamps le suit à la guerre.

Il obtient d'abord quelques succès dans l'Anjou, et contribue à la prise de Bressuire et de Thouars mais échoue devant Nantes. 

Malgré quelques revers (devant Nantes, La Roche-sur-Yon ou Luçon), les Vendéens sont encore maitres de la région quand, le 17 octobre 1793, a lieu la grande bataille de Cholet qui signe la fin des succès vendéens.

Au cours du combat, Charles de Bonchamps est grièvement blessé au ventre. Dans la débandade qui suit la défaite (partout, l’on crie « À la Loire, à la Loire ! »), il est emporté jusqu’à Saint-Florent-le-Veil dans le flot des Vendéens (ils sont quelques dizaines de milliers) fuyant, en désordre à travers les Mauges.

Apprenant que l’on s’apprête à fusiller les 5 000 prisonniers républicains qui ont été enfermés dans l’abbatiale de Saint-Florent, Bonchamps, à l’agonie, exige qu’on les libère.

Le 18 octobre au soir, alors que la foule des combattants et de leurs familles franchit la Loire dans un désordre indescriptible, on transporte Bonchamps sur l’autre rive. C’est là, à la Meilleraie, qu’il rend l’âme à 33 ans.

ANTOINE-PHILIPPE de la TREMOILLE- PRINCE DE TALMONT

 

Antoine-Philippe de La Trémoille, prince de Talmont, est un noble et un militaire français né le 27 septembre 1765 à Paris et mort guillotiné le 27 janvier 1794 à Laval. 

Talmont, général vendéen, commandait la cavalerie vendéenne des troupes royales. Après la défaite de Grandville, il errait dans la campagne déguisé en paysan, mais il fut reconnu car il paya avec un louis d'or. Il fut fait prisonnier au moulin de Malagra entre Vitry et Fougères, à Bazouges-du-désert. Il fut guillotiné en 1794 à Laval devant son château.

Il lance, lors de son premier interrogatoire :

    « Je suis le prince de Talmont. 88 combats avec les Bleus (les troupes républicaines, ndlr) ne m’ont pas effrayé, je saurais mourir comme j’ai vécu. »
Le représentant du peuple lance: « - Tu es un aristocrate et moi un patriote. »

Antoine répond : « - Fais ton métier, je fais mon devoir. »

MAURICE D'ELBEE

 

Maurice Joseph Louis Gigost d'Elbée, né le 21 mars 1752 à Dresde et mort entre le 6 et le 9 janvier 1794 à Noirmoutier, est un militaire français. Chef royaliste pendant la guerre de Vendée, il est généralissime de l'Armée catholique et royale de juillet à octobre 1793.

Officier de cavalerie, issu d'une petite noblesse peu assurée, d'Elbée vit dans les Mauges au moment de la Révolution, qu'il ne désapprouve pas en son début. Quand se déclenche l'insurrection vendéenne (mars 1793), il est mis à la tête d'une bande paysanne, et devient rapidement l'un des principaux généraux de l'Armée catholique et royale, qui se constitue à la fin de mars 1793 après les victoires initiales. Élu généralissime en juillet 1793, il organise la Contre-Révolution. Son rôle est en effet devenu essentiel depuis plusieurs mois. Dès avril, il est le principal chef de l'armée angevine et c'est de ses idées que naît le Conseil supérieur de Châtillon, conçu pour donner une orientation politique et religieuse à l'ensemble de l'insurrection ; il dirige l'offensive sur Nantes (juin 1793), qui échoue de peu, faute de coordination. Durant l'été, il s'efforce de donner une armature économique et un contrôle militaire à la région conquise par ses troupes, mettant en place des réseaux d'échanges de provisions, instituant la surveillance des républicains restés sur place et des prisonniers faits dans les armées adverses. Il se distingue notamment par une vision politique large, s'opposant à des vengeances souhaitées par ses soldats. Mais les échecs devant Luçon et l'arrivée de troupes républicaines de plus en plus nombreuses et aguerries l'obligent à s'engager dans une tactique défensive. Les armées vendéennes arrêtent de justesse leurs adversaires en septembre mais sont battues à Cholet, le 17 octobre. D'Elbée, grièvement blessé, est recueilli par Charette qui l'emmène dans l'île de Noirmoutier, alors en sa possession. Les généraux républicains Haxo et Turreau réussissant à s'emparer de l'île, d'Elbée, après avoir été interrogé, est fusillé dans son fauteuil devant le château de la ville. La place pourtant essentielle dans la guerre de Vendée de ce général sans grand charisme, qui s'est peu mis en valeur, est souvent minimisée.

LA BLANCHE HERMINE - "PLUTOT LA MORT QUE LA SOUILLURE" (Devise de la Bretagne)

Et finalement, quoi de plus naturel pour illustrer l'article que la chanson de Gilles Servat : La Blanche Hermine.

"J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Une troupe de marins d'ouvriers de paysans
Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson!
Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée
Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs
Mais je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps"

Même 52 ans après son écriture, ce texte peut encore raisonner puisque depuis nous sommes allé trop loin dans le massacre des cultures locales, des identités, des savoirs faire, des langues. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de revendiquer ou d’encourager un repli identitaire, ou une idéologie du « c’était mieux avant ». Mais de montrer du doigt ce rouleau compresseur qui détruit les pratiques populaires alors que ce sont elles qui donnent de l’autonomie, et favorisent l’autosuffisance des peuples.

Une vidéo avec présentation du film remarquable 'la Rébellion cachée' :Guerre de Vendée

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D
Salut BlancdAfrique, j'imprime les paroles de la blanche hermine et je l'apprends par coeur pour la chanter aux gosses ! je l'adore cette rengaine elle est tellement nostalgique ça te prend aux tripes, merci à plus. à bas cette république et 1789, vive l'armée catholique et royale !
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